je garde la tête haute,mais la lumière prend le large,sourires idiots,mimiques forcées,vidé par la vie, qui me chagrine et me brime,la lumière prend le large.


Tous mes amis sont partis
Mon c½ur a déménagé
Mes vacances c'est toujours Paris
Mes projets c'est continuer
Mes amours c'est inventer

Si, maman, si
Si, maman, si
Maman, si tu voyais ma vie
Je pleure comme je ris
Si, maman, si
Mais mon avenir reste gris
Et mon c½ur aussi

Et le temps défile comme un train
Et moi je suis à la fenêtre
Je suis si peu habile que demain
Le bonheur passera peut-être
Sans que je sache le reconnaître

Si, maman, si
Si, maman, si
Maman, si tu voyais ma vie
Je pleure comme je ris
Si, maman, si
Mais mon avenir reste gris
Et mon c½ur aussi

Mon c½ur est confortable, bien au chaud
Et je lasse passer le vent
Mes envies s'éteignent, je leur tourne le dos
Et je m'endors doucement
Sans chaos ni sentiment

Si, maman, si
Si, maman, si
Maman, si tu voyais ma vie
Je pleure comme je ris
Si, maman, si
Mais mon avenir reste gris
Et mon c½ur aussi

Si, maman, si
Si, maman, si
Maman, si tu voyais ma vie
Je pleure comme je ris
Si, maman, si
Mais mon avenir reste gris
Et mon c½ur aussi


Michel Berger

# Posté le mercredi 21 novembre 2007 16:16

William Shakespeare

William Shakespeare
"Fées répandez partout
La rosée sacrée des champs"






"On oublie rien,rien de rien ,on s'habitue c'est tout"

# Posté le lundi 12 novembre 2007 16:24

Modifié le mardi 27 novembre 2007 14:23

léo

léo


L'étrangère



Il existe près des écluses
Un bas quartier de bohémiens
Dont la belle jeunesse s'use
A démêler le tien du mien
En bande on s'y rend en voiture,
Ordinairement au mois d'août,
Ils disent la bonne aventure
Pour des piments et du vin doux

On passe la nuit claire à boire
On danse en frappant dans ses mains,
On n'a pas le temps de le croire
Il fait grand jour et c'est demain.
On revient d'une seule traite
Gais, sans un sou, vaguement gris,
Avec des fleurs plein les charrettes
Son destin dans la paume écrit.

J'ai pris la main d'une éphémère
Qui m'a suivi dans ma maison
Elle avait des yeux d'outremer
Elle en montrait la déraison.
Elle avait la marche légère
Et de longues jambes de faon,
J'aimais déjà les étrangères
Quand j'étais un petit enfant !

Celle-ci parla vite vite
De l'odeur des magnolias,
Sa robe tomba tout de suite
Quand ma hâte la délia.
En ce temps-là, j'étais crédule
Un mot m'était promission,
Et je prenais les campanules
Pour des fleurs de la passion

A chaque fois tout recommence
Toute musique me saisit,
Et la plus banale romance
M'est éternelle poésie
Nous avions joué de notre âme
Un long jour, une courte nuit,
Puis au matin : "Bonsoir madame"
L'amour s'achève avec la pluie.




Paroles: Louis Aragon. Musique: Léo Ferré 1961
© Barclay
autres interprètes: Yves Montand (1968), Sanseverino (2004)


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# Posté le samedi 10 novembre 2007 13:11

Modifié le vendredi 04 janvier 2008 15:54

Pomme et compagnie.

Pomme et compagnie.
Aujourd'hui j'ai compris quelque chose non pas sur ma vie parce que j'ne cherche plus à comprendre,mais sur le monde qui m'entoure.
Flic,floc c'est de pire en pire ils débloquent tous complètement.Où va-t-on?
Et bien dans le droit chemin ,que notre petit président nous montre de sa blanche main et avec le sourire s'il vous plait.
"Et bien le bonjour chez vous"


********


En attendant rire un peu ne fera pas de mal.



*******

Etudiant,poil aux dents.

Boutonneux et militants
Pour une société meilleure
Dont y s'raient les dirigeants
Où y pourraient faire leur beurre
Voici l'flot des étudiants
Propres sur eux et non-violents
Qui s'en vont grossir les rangs
Des bureaucrates et des marchands
Etudiant poil au dents
J'suis pas d'ton clan pas d'ta race
Mais j'sais qu'le coup d'pieds au cul
Que j'file au bourgeois qui passe
Y vient d'l'école de la rue
Et y salit ma godasse

Maman quand j's'rais grand
J'voudrais pas être étudiant
Alors tu seras un mois que rien
Ah oui ça j'veux bien

Etudiant en architecture
Dans ton carton à dessin
Y a l'angoisse de notr'futur
Y a la société d'demain
Fais-les nous voir tes projets
Et la couleur de ton béton
Tes H.L.M. sophistiqués
On n'en veut pas nous nos maisons
On s'les construira nous même
Sur les ruines de tes illusions
Et puis on r'prendra en main
Quoi donc ? L'habitat urbain
Je sais ça t'fait pas marrer
J'pouvais pas m'en empêcher

Maman quand j's'rais grand
J'voudrais pas être étudiant
Ben alors qu'est-ce que tu veux faire ?
Je sais pas moi gangster

Etudiants en médecine
Tu vas marner pendant sept ans
Pour être marchand d'péniciline
Tes saloperies d'médicaments
Aux bourgeois tu r'fileras
Des cancers à tour de bras
Et aux prolos des ulcères
Parc'que c'est un peu moins cher
Et l'tiers-monde qu'a besoin d'toi
Là c'est sur que t'iras pas
Malgré tous ceux qui vont crever
T'oublieras que j'ai chanté
La médecine est une putain
Son maquereau c'est l'pharmacien

Maman quand j's'rais grand
J'voudrais pas être étudiant
Ben alors qu'est-ce que tu veux être ?
Je sais pas moi poète

Etudiant en droit
Y a plus d'fachos dans ton bastion
Que dans un régiment d'paras
Ça veut tout dire eh ducon !
Demain c'est toi qui viendras
Dans ta robe ensanglantée
Pour faire appliquer les lois
Que jamais on a voté
Ta justice on en veut pas
Pi si tu finis notaire
P't'être qu'on débarqu'ra chez toi
Pour tirer les choses au clair
Et tant pi s'il est pas là

Maman quand j's'rais grand
J'voudrais pas être étudiant
Ben alors qu'est-ce que tu veux faire ?
Je sais pas moi infirmière

Etudiant en que dalle
Tu glandes dans les facultés
T'as jamais lu l'Capital
Mais y a longtemps qu't'as pigé
Qu'y faut jamais travailler
Et jamais marcher au pas
Qu'leur culture nous fait gerber
Qu'on veut pas finir loufiats
Au service de cet Etats
De cette société ruinée
Qu'des étudiants respectables
Espèrent un jour diriger
En trapinant dans leurs cartables
La conneries de leurs aînés

Maman quand j's'rais grand
J'voudrais pas être étudiant
Alors tu s'ras un moins que rien
Ah oui ça j'veux bien.


Renaud
dans ses jeunes années ne nous a pas loupé.

# Posté le mercredi 07 novembre 2007 13:34

Modifié le lundi 12 novembre 2007 13:18

Ce matin

Ce matin
Un dimanche presque comme les autres.
Une matinée plaisante en compagnie d'un jeune homme dont l'esprit surpasse parfois et même souvent celui de ses contemporains.Ma timidité revenue ,je me suis sentis conne mais contente tout de même.Connaissance d'un passé lointain, à mes yeux,cependant il n'a pas changé,il est toujours le même et cela est bien agréable à voir.
Les gens ne changent pas;
Ils évoluent.
En bien.
En mal.
En pire.
En mieux.
Et pour lui je dirais que c'est en mieux.
Alors à lui je dis merci.
POurquoi?
Et bien pour cette franchise.Il me voit comme je suis,ne me juge pas,contrairement à d'autres.
Il est criant de vérité,et la langue de bois chez lui, cela n'existe pas,ce qui est de plus en plus rare de nos jours.

# Posté le dimanche 28 octobre 2007 09:29

Modifié le dimanche 28 octobre 2007 14:19